Contraception masculine

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La contraception masculine : possible et réversible

La mise au point d’un contraceptif masculin pourrait devenir une réalité dans les prochaines années. Les chercheurs ont désormais prouvé l’efficacité de cette méthode, mais également sa réversibilité : les hommes traités retrouvent leur fertilité en quelques mois.

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Le casse-tête d’une contraception hormonale

Les méthodes contraceptives actuellement disponibles (préservatif, retrait et vasectomie - qui, pour rappel, entraîne une fertilité définitive) ne conviennent pas à la majorité des couples. Leur manque de fiabilité ou leur caractère radical sont les principaux reproches.

A ce titre, la mise au point d’une pilule masculine a suscité l’intérêt de nombreux scientifiques, qui se sont heurté à plusieurs difficultés. Outre la demande hésitante des hommes pour un tel produit, le principal problème est lié au fait que les testicules ont une double fonction : la production des spermatozoïdes mais aussi des hormones masculines. Toute la difficulté consiste à pouvoir stopper uniquement la première et ce, de manière transitoire.

De la même manière qu’il est possible de bloquer l’ovulation de manière hormonale, des traitements androgéniques (hormones mâles) ou des combinaisons androgènes/progestagènes peuvent bloquer la production de spermatozoïdes (appelée azoospermie) ou du moins la limiter suffisamment pour une contraception (ou oligospermie sévère, soit moins de 3 millions de spermatozoïdes par millilitre).

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Une fertilité retrouvée en moins de 4 mois

Une récente étude australienne a analysé les dossiers individuels des participants de 30 études publiées entre 1990 et 2005 sur l’utilisation d’une contraception hormonale pendant au moins trois mois. Dans chacune de ces études, un spermogramme (permettant d’évaluer le nombre de spermatozoïdes) était réalisé chaque mois jusqu’au retour de la fertilité (estimée à 20 millions de spermatozoïdes par millilitres).

Au total, plus de 1 500 cas ont été étudiés. Le temps moyen de récupération était de 3,4 mois pour atteindre ce fameux seuil de 20 millions de spermatozoïdes. En détails, 67 % des hommes l’atteignaient en mois de 6 mois, 90 % dans les 12 mois et 100 % dans les deux ans. Tous ces hommes ont récupéré une fertilité normale, mais le temps de récupération pouvait être plus rapide en fonction de différents paramètres : âge (entre 18 et 51 ans), l’origine ethnique, une courte durée de traitement, des concentrations initiales de spermatozoïdes plus importantes ou de plus fortes concentrations d’hormone lutéinisante (qui stimule la sécrétion de testostérone par les cellules des testicules).

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Une pilule ou un patch ?

Verra-t-on bientôt sur le marché la fameuse pilule masculine ? Cette étude est sans conteste une bonne nouvelle mais il est assez peu probable que cette forme soit retenue. En effet, l’administration de testostérone (nécessaire au maintien des caractéristiques viriles) ne peut se faire par voie orale, les effets indésirables étant trop nombreux notamment pour le foie. La testostérone est habituellement administrée sous forme d’injections, de gels ou de patches.

Par ailleurs d’autres équipes travaillent sur d’autres voies de recherche, des pistes non hormonales.

Enfin, il est difficile aujourd’hui de dire comment les hommes réagiraient à l’arrivée d’un tel contraceptif. L’accepteraient-ils naturellement ou seraient-ils réticents ?

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